Archives pour la catégorie psychologie de cuisine

Elle me racontait son rendez vous chez le nutritionniste l’autre soir. Elle est allée là bas pour qu’on l’aide à “bien manger”.
Sa réaction en voyant le programme concocté par le nutritionniste : “c’est pas fun”.
Réaction du nutritionniste : “le fun, il est pas dans l’alimentation, cherchez le fun ailleurs!”.
Ailleurs….ailleurs? Oui mais ou?
J’ai l’impression que les zones de fun fondent à vue d’oeil. Pleins de domaines dans lesquels je trouvais un peu de fun, par ci par là, ont tendance à muer en “attention, domaine sérieux!” avec l’age.
Je mangeais ce dont j’avais envie avant, maintenant on me dit “oula, attention au cholesterol”
Je bossais avec plaisir à fond les manettes, maintenant je me sens un peu écrasé par les responsabilités.
Je claquais ma thune sans vraiment réfléchir, maintenant on (et moi le premier) me fait comprendre qu’il va y avoir un gros achat à faire, et donc qu’il faudrait mieux économiser.
Je me couchais à pas d’heure, j’étais crevé le matin, et je m’en foutais. Maintenant je me couche tot, sinon j’arrive plus à suivre apres.

Le fun, il est ou?
Il est parti de ma tête, ou bien à partir d’un certain moment dans la vie, on est poussé à devenir “raisonnable”?

J’ai entendu des dizaines de fois la phrase “il y a 2 catégories de gens dans la vie : …”, quelque soit sa fin. Dans des films, des morceaux, de la bouche d’amis. Et aucune classification ne m’a jamais vraiment plu. Jusqu’à peu.
Au cours d’une reflexion sur “mon rôle ici” (dans les grandes lignes), une classification m’est apparue de manière nette. Une classification naive, mais que je trouve juste. Je me permets de la partager avec vous.

Je vois donc 2 catégories de gens dans la vie : ceux qui au final coûteront à la terre, et ceux qui auront apporté quelque chose.
La 1ere classe, c’est les boulets. Pas d’autre mot. Ce sont ceux qui par leurs actions, auront contribué à ce que le monde aille moins bien, et ce quelque soit l’échelle : en haut, on a bien sur les tyrans, dictateurs, criminels en tout genre. Mais cette catégorie existe jusqu’en bas : jusqu’au mec qui jette son papier dans la rue. Il s’agit d’une échelle plus que large, mais avec un point commun : leurs actions devront être rattrappées/corrigées par d’autres. Ils “couteront” à la société.

De l’autre coté, on a ceux qui font avancer les choses. Là encore, l’échelle va du révolutionnaire (prix nobel, meneurs, superhéros, etc), jusqu’au quotidien : cela peut etre en respectant (autrui et la nature), en étant un mari fidèle, un ami sur qui on peut compter, un modèle pour les autres, etc. Bref, une personne dont la présence aura permis d’aider d’autres personnes. Même si c’est d’un millionnieme de pouce, elle aura fait avancer les choses. Le début d’un cercle vertueux.

Ce qui m’a plu dans cette pensée, c’est qu’il n’est pas la peine d’être Gandhi pour faire avancer les choses. Et que le fait de ne pas être Gandhi n’est pas une excuse pour faire de petits maux. Tout compte. J’avais besoin de ça je pense.

Etre baigné dans l’noir et pourtant se croire dans la lumière totalement nu …

…la vie.

Alors, c’est pas mal. Mais à améliorer quand même. On se rend souvent compte des choses que l’on aime une fois qu’on ne les a plus (”u don’t know what u got ’till it’s gone” disait Jonni Mitchell), ou qu’on ne peut plus les faire (car on sait les conséquences associées). Ex : se goinfrer de sucreries, jouer avec le feu, sauter d’un pont. Ha non, pas sauter d’un pont.

Par contre, j’ai bien aimé le coté découvertes. Le fait que l’on croit tout savoir (on a une vision des choses à un moment T), mais que l’on évolue constamment. Et que conséquence, on trouve souvent qu’on était con que notre capacité de jugement était partielle, “avant”.
Et puis là, ce que je découvre en ce moment, le fait d’être lié à d’autres individus, c’est bien sympa aussi comme système. “Vivre à travers les autres”. Je ne la comprenais pas cette phrase avant.

En conclusion, je conseille quand même. Et je donnerai 8/10.