(depuis ce mec cet été qui a oublié son enfant dans sa voiture, je me surprends à regarder derrière quelques fois, quand je conduis. Je regarde le siège auto vide, comme pour vérifier si ma fille est là. Je repense à ce mec et cela me rend incroyablement triste.)
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2008
7 jours et 7 nuits.Publié par adrian. dans petite, autour de moi, ma vie, amour, Souvenirs.Une semaine étrange, épuisante. Elle tout d’abord, Elle surtout, qui était malade. Un mal qui s’amplifiait malgré les médicaments. Un 1er medecin. Puis un 2nd la nuit suivante. Puis …pareil jusqu’à la 5ème nuit. Aucun ne semblait accorder + d’importance que ca. Jusqu’aux urgences, aux examens. Aux calmants qui ont stoppé la douleur. Même si personne ne semble savoir d’où elle provenait. On a prononcé le mot “ulcéreux”. On attend. C’est beau le net, j’en arrive à m’expliquer (comprenez : s’engueuler par écrit) avec ma mère par mail. Des sujets qui fâchent en taches de fond depuis quelques jours. Et une impossibilité de communiquer vraiment. Elle est subjective et convaincue. Je comprend tous les points de vue, mais à force n’en arrive plus à défendre le mien, pourtant élémentaire. Je relis son mail, et je fuse. J’ai du attendre une bonne dizaine d’heures avant de commencer la réponse. J’avais peur d’être désagréable. Ca doit être connu, vu que sa dernière phrase était “essaie de comprendre mon analyse sans me faire de reproches”. A moins que ce ne soit cette phrase qui m’enerve. Je n’ai pas le droit de faire de reproches? même s’ils sont justifiés? Conversation stérile, quand tu nous tiens. En y réfléchissant, cela s’est fait progressivement. Il y a eu l’école d’abord, les différentes écoles, et à chaque strate, on nous demandait de nous tenir droit, de ne pas faire trop de bruit, d’être un peu sérieux, de travailler. A la maison, il n’y avait pas ce coté strict. Il fallait réussir, mais je ne me souviens pas que l’on m’ait imposé une forme particulière. Alors quand je vois ma fille crier à fond les ballons et faire le bordel à la réunion des parents à la crèche, cela me fait sourire, évidemment. Vous savez, je me dis quelque fois que si quelque chose lui arrivait un jour, je ne m’en remettrai pas. D’un coup, ça a fait tilt. J’ai à nouveau regardé cette blessure profonde, et elle s’était effectivement transformée en sable mouillé sur ma peau. J’ai soufflé dessus, tout est parti. Elle était là depuis tant d’années, cela m’a fait sourire. |














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