Archives pour la catégorie petite

J’en ai assez de relater des penchants cyclothymiques, et pourtant.
Et pourtant me voici dans une période entre gris rose clair et gris foncé.
J’arrive à trouver un certain pied dans le taff, qui dit mieux?
Et pourtant, je n’arrive pas à me défaire d’une embrouille bête.
Ma fille est un petit moteur de ma vie, comme ca, sans rien faire de spécial, sans qu’elle en ait conscience, juste parce qu’elle est comme ça.
Je suis moitié bien chez moi. Un éloignement physique sans précédent. Sans conséquence ?
Tout peut se résoudre du jour au lendemain. Il faut simplement que cela se fasse.

Le moral était en berne. Puis le médecin m’a expliqué pourquoi : “vous êtes malade”. Quelques jours se passent, une once de repos, un week end au ski entre bons moments et re-malade. Puis retour au boulot ce matin, (vraiment) pas reposé, (vraiment) pas complètement entier, mais le sourire au lèvre. Les pensées sombres sont derrière, alors ca va.

Je retrouve ma fille 4 jours après l’avoir quittée, et j’ai l’impression de re-découvrir une petite fille. Je remarque toutes ces choses apprises pendant mon absence, et ca me chamboule complètement. Pris entre 2 feux (”qu’est ce que je suis content d’elle” / “je ne devrai pas la quitter si longtemps”), mais surtout foutrement fier, et la larme à l’oeil quand elle me saute dans les bras.

“L’important, c’est la personne avec qui on est, avec qui on reste”. Je ne lui avais jamais dit, mais cette phrase me suit depuis pas mal d’années. Et dans ces moments, typiquement dans ce genre de moments, je me dis que c’est fichtrement vrai.

Elle a du passer des semaines à organiser tout ça. Pour moi.
Un 1er week end en famille, elle, la petite et moi. Un week end à arcachon. Aussi simple que ce que l’on peut faire avec un enfant, mais bien. On a marché sur la plage, et le temps passant, j’avoue adorer ca.
Un 2nd week end avec des amis. Elle les a fait venir de paris. Elle m’a caché ça. Une chouette soirée, un week end bien marrant, j’étais content de les voir, content de fêter ça, malgré tout. Malgré le fait d’avoir dit le contraire, il y a quelques mois.
Et un 3ème week end avec ma famille, le week end dernier. Mon père qui débarque. Puis mon frère. Un repas mémorable réunissant mon père à une extrémité de la table, et ma mère à l’autre. Je note l’exploit. Ma soeur seule, pas trop dans son assiette. Mon frère et sa nouvelle moitié, amoureux. A ne pas cesser de rigoler, de se toucher, de s’embrasser. Cela me fait sourire. Ma mère, mon grand père, tout le monde. Un cadeau qui m’a particulièrement touché, je reviendrai dessus. Et moi, malgré tout, un peu mal à l’aise. Alors je lui ai demandé de rentrer. Et elle a compris, sans me questionner.

Les choses stagnent, puis avancent d’un coup, c’est bizarre. Je suis toujours étonné du timing de la vie.
Il s’agit donc aujourd’hui d’un pas en avant. Vers nos envies, vers la petite qui grandit, vers la normalisation, comme un coup de tampon à coté de ma photo : “état : adulte”. C’est officiel. Nous aurons donc une maison.

Et comme toujours, une chose avance, et elle tire tout à elle. Tout doit avancer : la famille, le couple, le boulot. boulot assez stable pour acheter une maison? couple assez stable pour partager tout cela? etc, etc.
Plein de questions. Et les réponses sont plutôt positives. Non, en fait, j’en sais rien. J’espère juste secrètement faire mieux que les autres. Mes parents ont divorcé avant d’avoir fini de rembourser leurs emprunts. Record à battre.

(depuis ce mec cet été qui a oublié son enfant dans sa voiture, je me surprends à regarder derrière quelques fois, quand je conduis. Je regarde le siège auto vide, comme pour vérifier si ma fille est là. Je repense à ce mec et cela me rend incroyablement triste.)

.Une semaine étrange, épuisante. Elle tout d’abord, Elle surtout, qui était malade. Un mal qui s’amplifiait malgré les médicaments. Un 1er medecin. Puis un 2nd la nuit suivante. Puis …pareil jusqu’à la 5ème nuit. Aucun ne semblait accorder + d’importance que ca. Jusqu’aux urgences, aux examens. Aux calmants qui ont stoppé la douleur. Même si personne ne semble savoir d’où elle provenait. On a prononcé le mot “ulcéreux”. On attend.
.Alors évidemment, la fatigue. Le boulot. L’emploi du temps tiraillé de parts et d’autres.
.Et puis la nuit à travailler sur des projets perso. Marre de théoriser ou d’attendre l’idéal, alors je travaille concretement, on verra. Est ce que cela me déforme, ou bien est ce moi qui vais déformer le principe?
.Des instantanés de fatigue, encore plus. Puis hier matin, Elle est emmenée par des ambulanciers. La petite qui ne comprend pas, qui pleure dans mes bras.
.Retour sur les tests de personnalités. Des personnes de mon entourage qui les ont faits. J’ai lu leurs tests, et je me dis que je les comprends mieux aujourd’hui. Que derrière leur carapace, leur coté certain, il y a un petit garcon, une petite fille qui cherche à assurer. Rien de plus. J’ai relu le mien avant de leur faire lire. Ca m’a fait rire.
.Et puis il y a noel. Je repense à Paris et à cette ambiance de noel particulière que j’ai découvert là bas. Il n’y a peut etre rien de spécifique, il s’agit peut etre simplement de souvenirs heureux de ces noels là bas. Des 1eres grandes vitrines découvertes, de journées off à me balader seul, ou bien à me perdre sur les toits de paris. Je chéris pas mal de ces moments.