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Le temps qui s’étire et se rétracte. Une bonne partie du week end à se prendre la tête. Ca a duré des jours. Ca a commencé doucement, puis chaque phrase devenait sujet à se fritter. Ambiance lourde. J’ai l’impression qu’elle fait tout pour m’énerver, elle a l’impression que je lui demande d’être parfaite. Avec ça comme constat de base, c’est pas gagné. J’essaye d’être objectif, mais évidemment, il y a pleins de choses qui rentrent en jeu dans mon humeur du moment. Savoir que je quitte tout (volontairement), pour me recentrer sur elle, me centrer sur elles. Alors évidemment, tout malaise semble + sérieux à la lumière de ces changements à venir.
J’ai été désagréable, et pourtant.
En plus, mon inconscient a parlé pour moi cette nuit apparemment. J’ai été désagréable, sans le vouloir, sans le savoir. Même si cela reflétait l’humeur de la veille.
Mais rien n’est grave tant que cela n’éclate pas. Alors on se rend compte qu’on est cons, et on essaye d’avancer malgré ça.
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Une journée pédagogique aujourd’hui, avec un vieux couple soudé. Une visite de courtoisie qui se transforme en discussions sur la mixité sociale, l’urbanisme, l’impact d’un enfant sur le couple, la vie avec, puis la vie sans. Une petite leçon de vie, inattendue, et qui fait du bien.

Une semaine que j’appréhende un peu. Mais on va y aller doucement, et on va avancer.

On se lève un peu + tard. On aurait souhaité faire une vraie grasse mat’, mais la tête toujours pleine empêche le réel repos. Les gens semblent + gentils, avenants aujourd’hui. On ne me laisse que le bon coté des choses. On me laisse du temps, et tous les choix. Pas mal de coups de téléphones, de textos. Certains me font vraiment rire.
On passe un peu plus de temps que les autres jours devant la glace. On remarque les cheveux gris, on se dit qu’il n’y en avait pas tant la dernière fois. On se regarde, sa peau, sa figure. On se dit que l’on a un an de plus.
On passe de bons moments, simples. La vie de tous les jours devrait être comme ça. On va voir ‘into the wild’ et on se pose pas mal de questions. On se dit que c’est une coïncidence étrange que de voir ce film le jour de son anniversaire. Un constat à l’heure du constat. On se dit que l’on est à mille lieux du héros, et pourtant, on partage certains principes, certains de ses doutes. On sort en se disant qu’il faut prendre sa vie en main, puis en se demandant si ce n’est pas déjà fait.
On repense à cette phrase “happiness is real, only shared”. On remonte le cours de la journée, et on se dit que le principal est là.

Quelques journées difficiles. Cela dure depuis un peu plus longtemps que ça même, mais la sur-activité fait que l’on ne s’en rend pas vraiment compte.
Un week end tranquille à 1ère vue. Pour ma part, je suis ailleurs, je le sais, j’évite les contacts. Mais néanmoins, malgré ça, nous ne sommes pas vraiment en phase. Chaque phrase se révélè être une goutte d’eau en trop, dans son vase ou dans le mien. Frictions. Mal-être. Je me suis dit à plusieurs reprises ces jours-ci que mon avis ne comptait pas. J’avais vraiment cette impression de faire office de figurant dans ma propre vie. Et pourtant c’est elle qui me lance cette même remarque hier. L’incompréhension est donc belle. et bien là.
Des moments à 3 qui ont tout pour être doux, mais ce spectre au dessus de la tête. L’orage jamais loin.
Je me dis que c’est compliqué.

Quelques jours un peu loin de vous. C’était pas spécialement volontaire, c’est simplement que j’avais une liste de choses commasse à faire. Du monde chez nous ce week end, 2 jours seuls avec la petite juste avant, et beaucoup de taff sur les cotés.
Je repensais à mon week end ce matin, et je me disais que j’étais con. A plusieurs reprises, j’ai voulu dire des choses, mais je ne l’ai pas fait. A plusieurs reprises, j’ai voulu m’excuser auprès d’elle, pour de petites choses, mais je ne l’ai pas fait au final.
Au final, tout carbure à l’intérieur, mais rien ne sort. Enfin si, des choses sortent, mais ici. Et une fois que c’est sorti ici, je ne pense pas à le (re)dire, IRL.
Alors je vais essayer de privilégier la vraie vie, un peu.

C’est vrai que l’on se voit moins en ce moment. C’est bizarre de dire ça, vu qu’on habite ensemble. Et pourtant. Tous les trucs autour, la semaine de boulot, le récurrent du samedi, la famille du dimanche, les copains, la petite, tout ça, ca prend du temps. On le fait avec plaisir, mais il est vrai que l’on se retrouve souvent à la fin du week end à se rendre compte que l’on ne s’est pas vus, en fait.
L’autre jour, elle m’a dit : “j’ai peur que tu t’en ailles un jour, que t’en ais marre”.
A d’autres époques, je sais pas, mais pas du tout en ce moment. On est un peu éloignés, mais on est reliés, alors c’est pas grave tant que cela ne dure pas. C’est ce que je pensais, mais je n’ai pas su lui dire.

Oui, la cyclothymie n’est pas loin. (elle ne l’a jamais été). Cela fait quelques jours que j’avais besoin de poser ce qui n’allait pas. L’écrire pour le comprendre. Je l’ai fait, , et ca a été mieux ensuite. On s’est parlé. J’ai l’impression que ce truc qui ne passait pas dans ma gorge, j’ai fini par l’avaler. Tant mieux donc. En progrès.