Archives pour la catégorie mélancolie

J’en ai assez de relater des penchants cyclothymiques, et pourtant.
Et pourtant me voici dans une période entre gris rose clair et gris foncé.
J’arrive à trouver un certain pied dans le taff, qui dit mieux?
Et pourtant, je n’arrive pas à me défaire d’une embrouille bête.
Ma fille est un petit moteur de ma vie, comme ca, sans rien faire de spécial, sans qu’elle en ait conscience, juste parce qu’elle est comme ça.
Je suis moitié bien chez moi. Un éloignement physique sans précédent. Sans conséquence ?
Tout peut se résoudre du jour au lendemain. Il faut simplement que cela se fasse.

D’un coup, ça a fait tilt. J’ai à nouveau regardé cette blessure profonde, et elle s’était effectivement transformée en sable mouillé sur ma peau. J’ai soufflé dessus, tout est parti. Elle était là depuis tant d’années, cela m’a fait sourire.

dimanche soir, 22h, le portable vibre.
“tu existes toujours?”
Pas de signature. Un numéro apparait, mais je ne le connais pas. Enfin, si. Enfin, non. Enfin, je sais pas. Cela m’étonne, je garde tous les numéros. Je ne sais pas, et pourtant, je pense tout de suite à elle. Je ne dois pas répondre.
Je ne sais pas ne pas répondre. Alors je fais simple, dans la lignée “oui”.

Re-vibration.
“comment tu vas?”.
Rien de plus.

C’était les mots les plus anodins qui soit. Et pourtant, ça m’a fait cogiter toute la nuit.

…la tête dans les nuages. Le départ approche grandement, il est fixé pour la fin de semaine.
Les marques d’affection se multiplient, et ca me touche. De toutes les manières, dans tous les sens. Quelques larmes aussi, qui me rendent mal à l’aise au final. Une mélancolie sèche. Q-tip me dit “Joni Mitchell nevers lies : you don’t know what u got till it’s gone”, et je me dis que j’adore Joni Mitchell, que l’on s’est toujours compris elle et moi.

Je vais donc partir un peu. Plus de net à court terme, un nouveau boulot juste derrière, donc quelques incertitudes quant à ma présence dans le coin. Mais je sais que je reviendrai. Je ne sais pas faire autrement.

“Je me sens vide”. Cette sensation qui me suit depuis quelques jours (semaine?) a atteint mon couple hier. Tant que mon désinteret constant ne touchait que mon taff et mes loisirs habituels, ca ‘allait’. Mais évidemment, quand je me désintéresse de ma moitié, l’impact n’est pas le même. Non seulement je me sens mou et aussi constructif qu’une pierre en ce moment, mais le pire est que je ne cherche même pas à faire semblant. Je lui ai dit non quand elle s’interessait à moi avant hier. Et c’est parti comme ça. tu n’as pas envie? non. Je suis resté loin, et le truc s’est envenimé aujourd’hui. Ma réponse l’a éloigné, et vu que je suis déjà loin, on se voit à peine.
J’ai passé la moitié de la journée allongé sur le lit, les yeux fermés, sans dormir. Et c’est tout.

Je voulais dire (oui, c’est le titre du blog, mais c’est aussi comme ca que je souhaitais commencer ma phrase), ne vous inquietez pas si vous croisez un certain vague à l’ame dans mes propos. J’utilise notamment cet espace pour évacuer de ma tête toutes les idées sombres. Il absorbe tout ce qui est noir, et me permet de vivre pleinement et paisiblement “IRL”. Ce n’est pas une règle fixée, plutot un constat.
Tout ce que je livre ici, c’est bien moi. Mais ce n’est qu’une partie. Pour le moment.