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Que restera il de cette période de fêtes?
Un séjour en famille, ici et là. Quelques jours à vivre ensemble, à causer, à se ballader. A regarder les petits se découvrir et jouer ensemble. Les parents (dont moi) tout sourire à moitié fiers, à moitié impressionnés par cette progéniture qui se comprend sans parole.
La famille qui énerve autant qu’on l’aime. On se quitte à la fin, on se rend compte que l’on ne s’est pas dit que l’on s’aime, alors on garde une main sur l’épaule + longtemps, on étreint un peu plus. Pour dire que.
Puis quelques cadeaux, de bonnes chère, quelques pensées pour elle, et un retour.  Et aussi, une phrase en boucle dans ma tête hier: “jamais auparavant je n’aurai appréhendé tout ce que le terme de ‘père’ englobe. Dont tous ces sourires.” Je voulais parler de cela, mais je vais finir gâteux à force, alors une autre fois.

Une soirée entre collègues. Un restaurant branchouille, on parle (fort), on rit, on critique, on se la joue un peu. Et quelques fois, quelqu’un qui me parle, mais j’ai le regard dans le vide. Je dis “oui”, puis “c’est clair”. Mais je n’écoute pas.

.Une semaine étrange, épuisante. Elle tout d’abord, Elle surtout, qui était malade. Un mal qui s’amplifiait malgré les médicaments. Un 1er medecin. Puis un 2nd la nuit suivante. Puis …pareil jusqu’à la 5ème nuit. Aucun ne semblait accorder + d’importance que ca. Jusqu’aux urgences, aux examens. Aux calmants qui ont stoppé la douleur. Même si personne ne semble savoir d’où elle provenait. On a prononcé le mot “ulcéreux”. On attend.
.Alors évidemment, la fatigue. Le boulot. L’emploi du temps tiraillé de parts et d’autres.
.Et puis la nuit à travailler sur des projets perso. Marre de théoriser ou d’attendre l’idéal, alors je travaille concretement, on verra. Est ce que cela me déforme, ou bien est ce moi qui vais déformer le principe?
.Des instantanés de fatigue, encore plus. Puis hier matin, Elle est emmenée par des ambulanciers. La petite qui ne comprend pas, qui pleure dans mes bras.
.Retour sur les tests de personnalités. Des personnes de mon entourage qui les ont faits. J’ai lu leurs tests, et je me dis que je les comprends mieux aujourd’hui. Que derrière leur carapace, leur coté certain, il y a un petit garcon, une petite fille qui cherche à assurer. Rien de plus. J’ai relu le mien avant de leur faire lire. Ca m’a fait rire.
.Et puis il y a noel. Je repense à Paris et à cette ambiance de noel particulière que j’ai découvert là bas. Il n’y a peut etre rien de spécifique, il s’agit peut etre simplement de souvenirs heureux de ces noels là bas. Des 1eres grandes vitrines découvertes, de journées off à me balader seul, ou bien à me perdre sur les toits de paris. Je chéris pas mal de ces moments.

En y réfléchissant, cela s’est fait progressivement. Il y a eu l’école d’abord, les différentes écoles, et à chaque strate, on nous demandait de nous tenir droit, de ne pas faire trop de bruit, d’être un peu sérieux, de travailler. A la maison, il n’y avait pas ce coté strict. Il fallait réussir, mais je ne me souviens pas que l’on m’ait imposé une forme particulière.
Puis il y a eu les études, et leur coté sérieux. A l’entrée de la vie professionnelle, il FAUT faire sérieux. Alors on s’habille en costume, et on apprend à dire des phrases sérieuses, et à avoir l’air concentré/compétent/concerné. Même si au fond, on s’en fout. Mais on joue le jeu, c’est important. On joue le jeu.
Je me souviens au début du boulot, je bossais dur, mais je faisais aussi mes petits pas de danse dans l’ascenseur quand il n’y avait personne. Je m’imaginais engueuler ceux que je ne pouvais pas saquer, ou je me fantasmais renverser tout mon bureau d’un coup, comme ça, pour rien. Parce qu’on s’en fout, on sait que ce n’est pas ça la vraie vie.
Petit à petit, ce jeu devient notre quotidien, notre quotidien, notre quotidien. On se dit moins que c’est marrant au fond, l’autre gus qui parle mi anglais mi francais. On se dit moins que c’est un jeu. Car on vit réellement ces choses.
Et puis un jour, on a besoin de crier, et on se rend compte que l’on ne sait plus faire. On constate ce corset que l’on avait jamais vraiment remarqué, et pourtant qui est là depuis si longtemps.

Alors quand je vois ma fille crier à fond les ballons et faire le bordel à la réunion des parents à la crèche, cela me fait sourire, évidemment.

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