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Cela fait drôle d’aller voir le jour de ses 30 ans, un film sur un mec qui fête ses 30 ans et qui se demande au final s’il ne rate pas sa vie, s’il ne s’enterre pas dans le quotidien.
Hormis cette boutade du début, j’ai vu revolutionary road, et ça m’a touché. Est ce que l’on est bien en train de réaliser sa vie, la vie que l’on souhaitait? Est ce que l’on ne s’est pas laissé distraire à un moment du parcours? Est ce que l’on n’a pas cédé à la facilité à un moment? Est ce que l’on est bien dans son couple ou simplement perdu au fond dans le quotidien? Peut on oser dire aux gens autour que l’on ne se satisfait pas de sa vie, sans paraitre condescendant par rapport à la leur? Peut on leur dire, si l’on ne va pas jusqu’au bout? Est ce que les enfants sont une excuse dans ces choix?
Intense.

(et j’oubliais : est ce que l’on ne cherche pas ailleurs ce qui se trouve finalement à coté?)

Il y a ce film, “le préssentiment” de/avec Jean Pierre Darroussin. Lui est d’une famille aisée, mais coupe les ponts avec tout ce monde là -travail, famille, relations- pour aller vivre sa vie, autrement. Il est à Paris, dans n’importe quel quartier, et décide de vivre réellement. Le tout est dans la définition de ce ‘réellement’. Il ne s’agit pas d’avoir un emploi du temps rempli d’activités, mais bel et bien de prendre le temps. De lire, de se reposer, d’écrire, d’aller au cinéma, de regarder les gens dans un café, de se poser au soleil, de s’occuper d’autres, d’observer le temps qui passe.
Les siens ne le comprennent pas, il ne tient pas particulièrement à s’expliquer. On le prend pour un ours, alors qu’il n’a jamais été aussi vivant.

Ce thème me touche. Il me rappelle que la vie telle qu’elle est dictée/recommandée s’éloigne plus ou moins de nos aspirations réelles. Je le sais, mais je l’oublie. Se souvenir alors qu’il y a toutes ces choses à faire, ces choses plaisantes, me font envie. Je ne sais pas s’il s’agit d’un besoin de temps mort ou bien d’un choix de vie, mais cela me fait envie.