Archives pour la catégorie Famille (je vous aime)

Elle a du passer des semaines à organiser tout ça. Pour moi.
Un 1er week end en famille, elle, la petite et moi. Un week end à arcachon. Aussi simple que ce que l’on peut faire avec un enfant, mais bien. On a marché sur la plage, et le temps passant, j’avoue adorer ca.
Un 2nd week end avec des amis. Elle les a fait venir de paris. Elle m’a caché ça. Une chouette soirée, un week end bien marrant, j’étais content de les voir, content de fêter ça, malgré tout. Malgré le fait d’avoir dit le contraire, il y a quelques mois.
Et un 3ème week end avec ma famille, le week end dernier. Mon père qui débarque. Puis mon frère. Un repas mémorable réunissant mon père à une extrémité de la table, et ma mère à l’autre. Je note l’exploit. Ma soeur seule, pas trop dans son assiette. Mon frère et sa nouvelle moitié, amoureux. A ne pas cesser de rigoler, de se toucher, de s’embrasser. Cela me fait sourire. Ma mère, mon grand père, tout le monde. Un cadeau qui m’a particulièrement touché, je reviendrai dessus. Et moi, malgré tout, un peu mal à l’aise. Alors je lui ai demandé de rentrer. Et elle a compris, sans me questionner.

Je ne m’aime pas dans ces moments. Clairement pas. J’ai l’impression d’être aussi con que les mecs de TF1 qui s’énervent en moins de 2. Le coup de la goutte d’eau, je vais bien, puis je réagis au quart de tour. Je réagis mal. Et après, je regrette. J’ai l’impression d’être méchant.

Je ne retrouve plus ce billet où je parlais des problèmes de mon père avec sa copine, de mon frère avec sa copine, de ma sœur avec son mari. C’était à la fin de l’été, et en une journée, j’avais eu vent de problèmes assez graves dans chacun de leurs couples. Le genre de coïncidences pas drôles. Après, il y a des hauts et des bas, évidemment.
C’était donc il y a quelques mois. Et depuis, tout aurait pu s’arranger. Mais non.
Mon père est toujours avec sa copine. Ça, c’est un point positif.
Mon frère s’est séparé récemment de sa copine quant à lui. Pour créer autre chose ailleurs.
Enfin, pour ma sœur, les choses ne vont pas mieux. On est même au point zéro je pense, vu qu’elle est en train de chercher un appart. Ils ont essayé de se remettre ensemble, mais cela ne pouvait pas marcher. Alors ils abandonnent par ko. Elle m’annonce ca, et je ne trouve rien de mieux à dire que “mmhh, mhh” ou “je comprends”. Heureusement que je ne travaille pas à sos amitié, j’aurai des taux de réussite merdiques.
Cela ne m’a pas touché sur le coup. C’était prévisible finalement. Mais j’y repense là, et je suis triste. Triste pour elle car cela va être difficile cette nouvelle vie, seule. Seule pas longtemps j’éspère, mais le début le sera. Difficile car elle est dans son royaume à lui, loin de nous. Difficile pour leur petit Martin. Et puis enfin, cela m’agace, car je ne crois pas beaucoup aux couples et aux mariages, alors si tous ceux autour de moi échouent, qu’est ce que j’en tire comme conclusion, moi?
(le titre du billet étant la conclusion de ma moitié sur le sujet)

Je me sens avoir 30 ans, progressivement. Cet age que je redoutais plus jeune. 30 ans, c’est vieux. 30 ans, c’est adulte. 30 ans, ca veut dire marié avec 2 enfants, un boulot, on sait qui on est et ou on va. Enfin presque.
En m’y penchant 2 secondes, je me rends compte que oui, j’ai effectivement des problématiques plus adultes au quotidien. M’occuper de ma fille, gérer mon taff, mettre les miens à l’abri. J’ai arrêté les jeux vidéos, en fait. Sans même m’en rendre compte. Je ne sais pas ce que je ferai comme boulot dans 30 ans, mais j’ai effectivement maintenant une ligne directrice des boulots qui me plaisent, où j’ai apparemment des compétences. Je vois mes parents autrement. Je les adore tout en connaissant leurs limites. Mon père était une source inépuisable d’histoires quand j’étais jeune ado. J’écoute toujours volontiers ses histoires aujourd’hui, même si je les connais par coeur. Je les connais-par-coeur. J’ai une vision de l’amour. Un avis sur la question. Pendant longtemps, je n’y ai rien compris en fait. Je commence à comprendre les choses. Ce qui est important dans un couple. L’importance du couple. Ceci n’est pas une promesse sur mon infaillabilité, mais simplement que les choses avancent. Le temps avance, c’est aussi celui des déconvenus. Les 1ers ‘vrais’ divorces. Mais c’est pour construire autre chose, alors c’est pas grave, on continue. J’ai ma fille. En regardant à travers ses yeux, je vois + de choses qui me touchent. Les combats idéalistes ne sont plus théoriques. Ils ont une réalité désormais, c’est elle. L’environnement, le chômage, la maladie, la guerre, la souffrance, tout prend de l’ampleur. Il y a son amour aussi. Un truc qui te rend indestructible et si fragile. Des choses plus terre à terre aussi. Un corps qui me trahit des fois. Des cheveux blancs au milieu du reste. L’envie de faire un peu attention à soi. Non pas pour frimer, juste parce que les choses ne fonctionnent que comme ça. Il y avait l’age du “tout est possible”, j’entame celui du “tout peut être possible”.
L’âge n’altère en rien les passions, et je m’en réjouis. Ma quête perpetuelle de musique ne s’apaise pas. Tant mieux.
L’age enfin, où l’on se rend compte qu’on a plus envie de faire certaines choses. Alors on ne les fait plus. On les faisait un peu avant, pour être “normal”. Je n’irai plus en boite de ma vie, et c’est tant mieux.
Des petites choses. Rien ne change du jour au lendemain, c’est plus pernicieux que ca. On ne voit rien, puis on regarde par dessus son épaule un jour, et on se rend compte que le changement est intervenu.
Ce n’est pas encore le moment, mais je me dis que le jour venu, je mettrai ce costume de 30 ans, et je pense qu’il m’ira.

C’est beau le net, j’en arrive à m’expliquer (comprenez : s’engueuler par écrit) avec ma mère par mail. Des sujets qui fâchent en taches de fond depuis quelques jours. Et une impossibilité de communiquer vraiment. Elle est subjective et convaincue. Je comprend tous les points de vue, mais à force n’en arrive plus à défendre le mien, pourtant élémentaire. Je relis son mail, et je fuse. J’ai du attendre une bonne dizaine d’heures avant de commencer la réponse. J’avais peur d’être désagréable. Ca doit être connu, vu que sa dernière phrase était “essaie de comprendre mon analyse sans me faire de reproches”. A moins que ce ne soit cette phrase qui m’enerve. Je n’ai pas le droit de faire de reproches? même s’ils sont justifiés? Conversation stérile, quand tu nous tiens.
Mais j’ai été un bon petit. J’ai mis en pratique mon adage “c’est la famille, il faut tendre la joue, encore et encore”. J’ai joué au mec cool, qui essaye d’expliquer ce qui ne m’a pas plu, sans reproche. Enfin, je ne pense pas. Rien de volontaire en tout cas.

J’ai l’impression de tourner ma langue 7 fois dans ma bouche avant de parler, de faire attention aux points de vue des autres, et pourtant. L’impression que cela ne sert à rien.

Mon frère vient de nous envoyer un mail ma soeur et moi, pour nous dire qu’il avait rompu avec sa copine. Cela fait quelques semaines qu’il avait cette difficile décision à prendre : partir ou continuer. Qu’il devait résoudre cette boule dans la gorge. Et il l’a fait. Ce que je trouve courageux, et triste.
Puis en fin de mail, ces quelques mots “j’ai rencontré quelqu’un”. Évidemment, “cela n’a aucun rapport”. Évidemment, je me dis que c’est faux. Cela a l’air de bien (re)commencer de ce coté ci. Alors je suis content pour lui.