Archives pour la catégorie amour

.Une semaine étrange, épuisante. Elle tout d’abord, Elle surtout, qui était malade. Un mal qui s’amplifiait malgré les médicaments. Un 1er medecin. Puis un 2nd la nuit suivante. Puis …pareil jusqu’à la 5ème nuit. Aucun ne semblait accorder + d’importance que ca. Jusqu’aux urgences, aux examens. Aux calmants qui ont stoppé la douleur. Même si personne ne semble savoir d’où elle provenait. On a prononcé le mot “ulcéreux”. On attend.
.Alors évidemment, la fatigue. Le boulot. L’emploi du temps tiraillé de parts et d’autres.
.Et puis la nuit à travailler sur des projets perso. Marre de théoriser ou d’attendre l’idéal, alors je travaille concretement, on verra. Est ce que cela me déforme, ou bien est ce moi qui vais déformer le principe?
.Des instantanés de fatigue, encore plus. Puis hier matin, Elle est emmenée par des ambulanciers. La petite qui ne comprend pas, qui pleure dans mes bras.
.Retour sur les tests de personnalités. Des personnes de mon entourage qui les ont faits. J’ai lu leurs tests, et je me dis que je les comprends mieux aujourd’hui. Que derrière leur carapace, leur coté certain, il y a un petit garcon, une petite fille qui cherche à assurer. Rien de plus. J’ai relu le mien avant de leur faire lire. Ca m’a fait rire.
.Et puis il y a noel. Je repense à Paris et à cette ambiance de noel particulière que j’ai découvert là bas. Il n’y a peut etre rien de spécifique, il s’agit peut etre simplement de souvenirs heureux de ces noels là bas. Des 1eres grandes vitrines découvertes, de journées off à me balader seul, ou bien à me perdre sur les toits de paris. Je chéris pas mal de ces moments.

Un week end chez mon frère. Il vient de mettre sa relation sur ‘pause’. Je sens qu’il ne va pas bien, j’ai envie de lui en parler, tout en craignant un peu mon manque d’avis sur la question. Sa vie m’intéresse fortement, mais ces derniers temps, toute conversation autour des relations amoureuse provoque un trou noir dans ma tête. Impossible de formuler un avis. Alors je ne parle même pas de conseils.
Bref, on en parle néanmoins. Il me dit des choses qui pour moi sont claires : sa décision semble prise intérieurement. Même si tant de choses les retiennent ensemble. Il doit la rappeler cette semaine.
Je me dis que les choses semblent claires quand il s’agit d’autres personnes que soi.
J’en viens à parler de mon père, je ne sais pas trop pourquoi. Peut être parce que je veux l’entendre me le dire. Il me confirme que mon père est dur avec sa copine. Un caractère de merde. Je repense à la phrase de sa copine “tu es dur, comme ton père”. Je bloque sur cette phrase. Je me force à croire que non. Et puis mon comportement le soir me fait comprendre que si. Je pense que je m’auto-exaspère.

ne pas être dur comme mon père.
ne pas être dur comme mon père.
ne pas être dur comme mon père.

Samedi, 18h, je suis en voiture, sur la rocade, je reviens du taff. Je ressens une legère addiction à mon boulot, un bout de “guilty pleasure”. Bizarrement, je me sens bien.

Ce soir, je rentre. Je suis à 30m de chez moi, et je me dis que j’ai réussi à finir ces p*tains de projets. Je suis arrivé au bout. Je ne l’ai laissé entendre à personne aujourd’hui, mais là, pendant 10 secondes, je me suis senti fier.

L’autre jour, j’étais avec ma fille. On jouait, et elle s’est mise à regarder au loin, dans le vide. Un moment d’absence. Ca a duré peu de temps, mais j’y ai vu tous ces moments où je faisais pareil. J’ai revu le gosse dans la lune, la mélancolie de l’adolescence, et ces moments où je suis encore ailleurs. Je me suis dit en même temps que j’étais désolé si elle avait pris ca de moi, mais que je serai là pendant ces moments, que je comprendrai.

Quelques fois, j’ai l’impression de l’avoir asséchée.

je rapperai jamais la haine, même si je sais que l’amour recule.