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Que restera il de cette période de fêtes?
Un séjour en famille, ici et là. Quelques jours à vivre ensemble, à causer, à se ballader. A regarder les petits se découvrir et jouer ensemble. Les parents (dont moi) tout sourire à moitié fiers, à moitié impressionnés par cette progéniture qui se comprend sans parole.
La famille qui énerve autant qu’on l’aime. On se quitte à la fin, on se rend compte que l’on ne s’est pas dit que l’on s’aime, alors on garde une main sur l’épaule + longtemps, on étreint un peu plus. Pour dire que.
Puis quelques cadeaux, de bonnes chère, quelques pensées pour elle, et un retour.  Et aussi, une phrase en boucle dans ma tête hier: “jamais auparavant je n’aurai appréhendé tout ce que le terme de ‘père’ englobe. Dont tous ces sourires.” Je voulais parler de cela, mais je vais finir gâteux à force, alors une autre fois.

Motherfuckers know that i’ll never be Marshall again.

(depuis ce mec cet été qui a oublié son enfant dans sa voiture, je me surprends à regarder derrière quelques fois, quand je conduis. Je regarde le siège auto vide, comme pour vérifier si ma fille est là. Je repense à ce mec et cela me rend incroyablement triste.)

Une soirée entre collègues. Un restaurant branchouille, on parle (fort), on rit, on critique, on se la joue un peu. Et quelques fois, quelqu’un qui me parle, mais j’ai le regard dans le vide. Je dis “oui”, puis “c’est clair”. Mais je n’écoute pas.