Archives pour September 2008

Un week end au calme, un moment à révasser. Je regarde tout ça (la vie, l’amour, le temps), et je me dis qu’il s’agit quand même d’une putain d’équation. Une ligne immense avec beaucoup de variables, beaucoup d’interactions. Evidemment, on se sent mieux chez soi quand on a la tête libre. Evidemment, on se sent mieux à faire des patés de sable avec sa fille plutot que de bosser. Un travail d’équilibriste pour que tout tienne. Et je me disais cette après midi que tout semblait tenir là. Hop, instantané dans la poche.

photo by Aaliyeh

Les belles phrases ne sont pas là, mes problèmes non plus, les aveux non plus. Alors qu’est ce qu’il reste? Mon état du moment. Rattrapé par le boulot et ses dérives managériales. La tête pleine, et c’est surement mieux ainsi. La petite colère passée, l’introspection autour, mais pas pour de suite. Je souris quand Mélanie me dit “ne t’avise pas d’être mon ex, ou tu finiras dans mes textes”. L’évasion juste devant. On y vient.

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Samedi, 18h, je suis en voiture, sur la rocade, je reviens du taff. Je ressens une legère addiction à mon boulot, un bout de “guilty pleasure”. Bizarrement, je me sens bien.

Ce soir, je rentre. Je suis à 30m de chez moi, et je me dis que j’ai réussi à finir ces p*tains de projets. Je suis arrivé au bout. Je ne l’ai laissé entendre à personne aujourd’hui, mais là, pendant 10 secondes, je me suis senti fier.

L’autre jour, j’étais avec ma fille. On jouait, et elle s’est mise à regarder au loin, dans le vide. Un moment d’absence. Ca a duré peu de temps, mais j’y ai vu tous ces moments où je faisais pareil. J’ai revu le gosse dans la lune, la mélancolie de l’adolescence, et ces moments où je suis encore ailleurs. Je me suis dit en même temps que j’étais désolé si elle avait pris ca de moi, mais que je serai là pendant ces moments, que je comprendrai.