Archives pour août 2008

Une soirée seul, et diverses pensées.

Je pense à ma fille. Je n’ai pas de temps quand elle est là, mais le vide se fait bien sentir quand elle est loin. Je me dis qu’elle va s’endormir sans que je sois à ses cotés ce soir. Logiquement mais bizarrement, cela me rend un peu triste. Je me rends compte que ce dernier geste que je fais tous les soirs, passer une tête dans sa chambre sans rien dire, fait surement partie des moments que je préfère. Je la regarde, et à chaque fois, cela me fait sourire au final. C’est mé-ca-ni-que.

Ma sœur m’a appelé pour me dire qu’elle retentait l’aventure avec son mari. Ça m’a fait plaisir, même si je n’ai pas su bien lui dire. Même si tout n’est pas gagné, c’est chouette. Et vive l’amour, tiens.

Je réfléchis à toute ces histoires de création qui me trottent dans la tête. Je vous le fais en version courte : je me rends compte dernièrement, que j’ai toujours pensé que j’avais un but ici. Que j’étais là pour FAIRE quelque chose. Quoi que ce soit, perso ou pro. Que j’allais un jour trouver mon violon d’ingres, cette activité dans laquelle j’excellerai. Dans laquelle je réaliserai quelque chose, je me réaliserai. L’étincelle. Je dis pas changer la face du monde, simplement faire quelque chose. Créer. C’était évident pour moi. Tellement évident que j’envisageais pas autre chose.
Puis le temps passe, et plus il passe, plus je vois cette possibilité s’attenuer. Pas par défaitisme, simplement parce que je vois comment fonctionne les choses, et je me rends compte que le monde est plein de gens qui vivent normalement, sans ça. Pire : que le monde est plein de gens qui avaient cette même idée qu’ils allaient faire quelque chose, et puis en fait non.
J’arrive pas à me faire à cette idée. Alors je garde dans un coin de ma tête cette possibilité.

De manière rassurante, ou au contraire terrifiante, tout ce que je fais porte la trace de mon père. Ce qu’il m’a appris ne se résume pas qu’à ce que je vis…je suis intimement une part de lui.

En pleine journée, au bureau, texto : “Je change de numéro de portable, voici le nouveau. Des bisous à tout le monde.”
Anodin, et pourtant, il ne l’est pas du tout pour moi. Cela fait plus d’un an et demi que je n’avais pas eu de nouvelles, à part là.
Pas de nouvelle, car on avait fini par se détester. Je la fuyais comme la peste. Réellement. Et puis là, on se réveille beaucoup de temps plus tard, et on se demande si toute cette hantise existe toujours. J’ai pensé à lui répondre. J’ai pensé que j’allais le faire. Et puis non, je connais la suite dans ce cas, et je ne souhaite pas retomber la dedans.
Ce qui m’intrigue, c’est l’invitation. Je la connais, et je sais qu’elle est manipulatrice et calculatrice. Pire que moi. Je sais qu’elle est capable d’envoyer un message à 100 personnes juste pour me toucher moi. Elle l’a fait déjà.
Je pensais qu’elle m’avait effacé de son répertoire. Comme je l’ai fait presque complètement. Je sais qu’elle ne m’aurait pas envoyé ce message s’il elle n’avait pas pensé tous les mots. Je sais qu’elle n’aurait pas envoyé ce message sans but.

J’avais toujours -un peu caché dans un coin de ma tête- la phrase de la copine de mon père “toi, tu es dur comme ton père”.
Ajoutez à cela ma copine me disant “tout ce que je te demande, c’est d’être gentil” suite à une engueulade.
Ajoutez à cela ma mère me disant “tu es méchant” face à une vanne.
Alors tout ça m’énerve, et je me demande vraiment si je le suis. Si je suis un con.

Je sais que je fustige facilement, spontanément, sans préméditation, quand j’ai l’impression que les gens dépassent les bornes. Même s’ils sont gentils 90% du temps. Je fais tout pour être gentil, je pense l’être, sauf pendant ces moments. Alors au final, qu’est ce que cela fait de moi? Un mec qui ne se laisse pas faire? Un con? Une personne injuste?
Idem hier soir, par 2 fois, je me sentais excédé. Je bouillonnais et ça m’a occupé l’esprit cette nuit