Il y a ce film, “le préssentiment” de/avec Jean Pierre Darroussin. Lui est d’une famille aisée, mais coupe les ponts avec tout ce monde là -travail, famille, relations- pour aller vivre sa vie, autrement. Il est à Paris, dans n’importe quel quartier, et décide de vivre réellement. Le tout est dans la définition de ce ‘réellement’. Il ne s’agit pas d’avoir un emploi du temps rempli d’activités, mais bel et bien de prendre le temps. De lire, de se reposer, d’écrire, d’aller au cinéma, de regarder les gens dans un café, de se poser au soleil, de s’occuper d’autres, d’observer le temps qui passe.
Les siens ne le comprennent pas, il ne tient pas particulièrement à s’expliquer. On le prend pour un ours, alors qu’il n’a jamais été aussi vivant.

Ce thème me touche. Il me rappelle que la vie telle qu’elle est dictée/recommandée s’éloigne plus ou moins de nos aspirations réelles. Je le sais, mais je l’oublie. Se souvenir alors qu’il y a toutes ces choses à faire, ces choses plaisantes, me font envie. Je ne sais pas s’il s’agit d’un besoin de temps mort ou bien d’un choix de vie, mais cela me fait envie.
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