Archives pour August 2007

Je suis celui qui part tôt, la nuit encore là, pour trouver son train. Celui qui fait un boucan pas possible, avec sa valise à roulettes. Celui qui voyage en 1ere et parmi ceux qui trouvent cela normal. Celui qui regardera les gens autour, chacun avec son portable, la majorité pour jouer au démineur. Celui qui sera en costard sur le trajet, pendant les réunions, au restaurant et jusqu’à tard dans la nuit, encore. Celui qui se retrouvera seul dans sa chambre d’hotel immense, avec son lit immense. Qui pensera aux personnages de Beigbeder ou Houellebecq. Ou à Bob Harris, perdu au mileu de tous ces gens, de toutes ces conversations. A coté. Celui qui se reveillera, et qui recommencera. Qui présentera, et argumentera. Celui qui écoutera les histoires en KE, au minimum (ME récommandés). Puis celui qui reviendra avec la nuit, se disant qu’il aurait pu être dans n’importe quelle ville, qu’importe.

J’ai entendu des dizaines de fois la phrase “il y a 2 catégories de gens dans la vie : …”, quelque soit sa fin. Dans des films, des morceaux, de la bouche d’amis. Et aucune classification ne m’a jamais vraiment plu. Jusqu’à peu.
Au cours d’une reflexion sur “mon rôle ici” (dans les grandes lignes), une classification m’est apparue de manière nette. Une classification naive, mais que je trouve juste. Je me permets de la partager avec vous.

Je vois donc 2 catégories de gens dans la vie : ceux qui au final coûteront à la terre, et ceux qui auront apporté quelque chose.
La 1ere classe, c’est les boulets. Pas d’autre mot. Ce sont ceux qui par leurs actions, auront contribué à ce que le monde aille moins bien, et ce quelque soit l’échelle : en haut, on a bien sur les tyrans, dictateurs, criminels en tout genre. Mais cette catégorie existe jusqu’en bas : jusqu’au mec qui jette son papier dans la rue. Il s’agit d’une échelle plus que large, mais avec un point commun : leurs actions devront être rattrappées/corrigées par d’autres. Ils “couteront” à la société.

De l’autre coté, on a ceux qui font avancer les choses. Là encore, l’échelle va du révolutionnaire (prix nobel, meneurs, superhéros, etc), jusqu’au quotidien : cela peut etre en respectant (autrui et la nature), en étant un mari fidèle, un ami sur qui on peut compter, un modèle pour les autres, etc. Bref, une personne dont la présence aura permis d’aider d’autres personnes. Même si c’est d’un millionnieme de pouce, elle aura fait avancer les choses. Le début d’un cercle vertueux.

Ce qui m’a plu dans cette pensée, c’est qu’il n’est pas la peine d’être Gandhi pour faire avancer les choses. Et que le fait de ne pas être Gandhi n’est pas une excuse pour faire de petits maux. Tout compte. J’avais besoin de ça je pense.

Etre baigné dans l’noir et pourtant se croire dans la lumière totalement nu …

Un week end largement rempli, où j’ai eu l’impression de m’être reposé, comme de m’être épuisé.

Outre mon quotidien que j’apprécie réellement ces temps-ci, nous sommes allés faire un tour à l’expo sur Tokyo au bon marché sur les conseils de DeeDee. Même si je n’ai pas eu l’occasion de vous le raconter, j’aime beaucoup Tokyo[et]le japon[et]la culture japonaise (passé/présente). Mais je dois avouer que c’était bof. Que signifie bof? Quelques photos exposées que j’ai bien aimé, mais surtout des trucs à vendre, un peu de tout, mais rien de bien intéressant en définitive. Et puis surtout le public du bon marché: hyper friqués/hyper tendances/hyper désagréables. Non, la poupée à 80e, ca ne me dit rien, merci.
C’est marrant, ma copine a du me rappeller que j’étais venu dans cet endroit, une fois, il y a des années. Elle travaillait là bas un été, et j’étais venu lui dire au revoir avant de m’envoler pour…Le japon. 8 ans après, la boucle est bouclée. Le destin qui me fait un clin d’oeil.

Et puis ce week end, c’était aussi/surtout :

J’ai fait pas mal de concerts, mais je n’avais jamais eu l’occaz de faire un festival. C’est chose faite. Alors non, je n’ai pas passé 3 jours dans la boue à me saouler la tête, je suis venu principalement pour les concerts que j’attendais :
2 many DJs > ou comment mettre le feu à la piste en mixant marcia baila des rita sur l’instru déjantée de “rollin and scratchin” des daft punk.
Unkle > la petite deception. Grand groupe, mais la partie intéressante du duo s’est fait la malle.
Kelis > très sympa. Rien que pour son titre millionnaire.
Just Jack > C’est le genre de gars qui me réconcilie avec l’Angleterre. Des intrus à la Jamiroquai (début de carrière), très groovy. Un flow hiphop par dessus, une tête sympa, un large sourire. Et l’impression d’être heureux sur scène.

Bjork > La tête d’affiche, scène principale le dimanche soir. 20000 personnes autour de moi m’apprend la radio ce matin. Effectivement, ca faisait du monde. J’y suis allé un peu ‘automatiquement’, car je suis fan depuis des années, et je ne veux pas rater un de ses rares passages. Mais je l’avoue, j’écoute moins récemment. Ses morceaux m’ont tellement touché que j’ai du mal à absorber les nouveaux albums. Alors j’y étais “pour voir”.
Et blam, dans ma gueule.
Elle a chanté ces morceaux qui ont accompagné ma vie. Que j’ai tant aimés, tant écoutés, tant ressentis. Et je les ai pris en pleine tête, et j’ai été ému. Elle m’a fait sourire. Alors qu’importe les gens autour, le génial Mark Bell aux machines, les cuivres et les cors de chasse sur le coté. Elle aurait pu être seule, j’aurai été transpercé de la même manière.

Je l’avoue, il y avait aussi un soupcon de tristesse dans tout ça. J’entendais ses mots, et j’ai eu l’impression d’une rupture, comme lorsque l’on revoit sa moitié et que l’on se rend compte combien on l’a aimé, mais que tout cela est derrière, que cela appartient au passé.

I find
An accurate copy
A blueprint
Of the pleasure
In me

…la vie.

Alors, c’est pas mal. Mais à améliorer quand même. On se rend souvent compte des choses que l’on aime une fois qu’on ne les a plus (”u don’t know what u got ’till it’s gone” disait Jonni Mitchell), ou qu’on ne peut plus les faire (car on sait les conséquences associées). Ex : se goinfrer de sucreries, jouer avec le feu, sauter d’un pont. Ha non, pas sauter d’un pont.

Par contre, j’ai bien aimé le coté découvertes. Le fait que l’on croit tout savoir (on a une vision des choses à un moment T), mais que l’on évolue constamment. Et que conséquence, on trouve souvent qu’on était con que notre capacité de jugement était partielle, “avant”.
Et puis là, ce que je découvre en ce moment, le fait d’être lié à d’autres individus, c’est bien sympa aussi comme système. “Vivre à travers les autres”. Je ne la comprenais pas cette phrase avant.

En conclusion, je conseille quand même. Et je donnerai 8/10.

Let’s get lost tonight
You could be my black Kate Moss tonight

(Kanye West - Stronger)

J’ai du mal à m’y (re)mettre, je l’avoue. J’ai passé le mois d’Aout au taff, je fonctionnais plutôt au ralenti, mais l’activité aussi, alors pas grave. Et puis maintenant les choses repartent à toute vitesse, et j’ai la flemme de les suivre. Je passe de journées où je scrutais les nouveaux commentaires dans le coin :o) aux journées ou je me rends compte le soir que je n’ai pas eu le temps de lire les derniers posts. Le travail, quoi.
Il y a les séminaires de rentrée la semaine prochaine (où l’on présente les nouveautés, les projets en cours, etc, aux commerciaux), et je les prends à reculons alors que cela me faisait plaisir d’y aller l’année dernière. Bon, ok, Cannes et Londres, ca semblait + sympa que Reims et Strasbourg déjà, je l’avoue. Mais même malgré ça.
Je ne sais pas si j’en ai un peu ras le bol ou bien si j’ai simplement la tête ailleurs. Les 2 sûrement.

la question du jour : ca fait quelques temps que cela me démange…c’est quoi l’origine de vos pseudos?