Je navigue de blogs en blogs, et constate à quel point la blogosphère est immense…et éphémère. Naviguant moins aujourd’hui, je vois mon netvibes se vider, les gens partent ailleurs ou passent à autre chose. Souvent quand le blog était synonyme de cure, pour aller mieux, pour s’exprimer, parler d’une mode, etc. Et puis d’autres demeurent présents, et vivants. Je me sens un peu jaloux des Pénélope Jolicoeur et autres Yannick Lejeune, qui semblent avoir fait de leurs blogs leur vitrine. Leurs chez-eux, où des sujets hétérogènes sont abordés. J’ai toujours eu du mal à ne pas séparer les choses, les sujets, les relations. J’ai un blog intime, un pour ma fille, un pour les amis, quelques autres bouts pour le boulot ou autres. Le tout en un? Connais pas.
Je souhaiterai, mais n’y arrive pas. Je suis passionné, j’ai toujours envie de parler de tout et d’aller au fond de certains sujets. Et je me dis que cela fera sans doute ch*er les 3/4 des gens à chaque fois. Rien qu’aujourd’hui, j’ai eu envie de parler de conneries de taff, du boulot idéal, de l’acidité de certaines rimes de booba, de me moquer de boites qui font du web,  de ce sourire qui m’a fait plaisir, de l’opération Sapin de la même Pénélope, du sens de la vie, et de ma transparence.
L’ennui potentiel mis à part, j’avoue avoir du mal à me mettre à nu devant des gens que je connais. Que les intimes connaissent l’intime, que les collèges du taff connaissent mes relation au taff, tout ça me semble normal. Mais tout mélanger, c’est se livrer, totalement. Livrer ses doutes, ses faiblesses. J’en ai un peu peur.

Mon frère vient de nous envoyer un mail ma soeur et moi, pour nous dire qu’il avait rompu avec sa copine. Cela fait quelques semaines qu’il avait cette difficile décision à prendre : partir ou continuer. Qu’il devait résoudre cette boule dans la gorge. Et il l’a fait. Ce que je trouve courageux, et triste.
Puis en fin de mail, ces quelques mots “j’ai rencontré quelqu’un”. Évidemment, “cela n’a aucun rapport”. Évidemment, je me dis que c’est faux. Cela a l’air de bien (re)commencer de ce coté ci. Alors je suis content pour lui.

Quelques bugs dans mon cerveau / j’imagine une à une les cases s’allument comme dans billie jean.

Dire que je me fichais de ma mère quand elle pleurait en regardant Madame est servie (l’épisode où Tony et Angela s’embrassent, la loose).  J’ai toujours un peu pleuré devant les films qui me touchent.
Mais depuis ma fille, les choses se sont corsées. Des liens ont du se distendre en moi, je suis une éponge. Je me retrouve impliqué dans chaque histoire, je me retrouve le coeur serré sur la moitié de ce que je vois. Je ressens les choses, une foultitude d’évènements me touchent. me touchent +. Alors la larme vient à l’oeil.

Mon grand père est arrivé hier soir. Il quitte Paris pour se rapprocher de nous, sa fille, son petit fils, son arrière petite fille. Il est à la maison pendant que ma mère s’occupe de son déménagement. Pendant que tous ces souvenirs sont sortis des placards, mis dans des cartons. Ma grand mère. Ma grand mère nous a quitté dans cette maison. Ces jours-ci, je repense beaucoup à elle.
Mon grand père quitte (de nouveau) son logement, pour se rapprocher de nous. Je le sens un peu triste de partir, même s’il est content de nous retrouver. Il voit la petite, joue avec elle, et il a l’air bien. Une nouvelle tranche de vie. A 86 ans.

Etre subversif c’est passer de l’individuel au collectif.